Lundi matin 9 février, nouvelle semaine qui commence. Il fait froid, mais avec du soleil, et ça va monter jusqu'à -10, ressenti -17. Demain ça redeviendra plus doux (ressenti -13 seulement) mais on annonce dix à quinze centimètres de neige à partir de l'après-midi.
Ma route de facteur est sur le Plateau et dans Rosemont. Je monte autour de 80 à 120 étages par jour. Les trottoirs sont le plus souvent à moitié déneigés, rendus inégaux par les pas de tout le monde qui les emprunte, c'est souvent comme marcher sur du sable (ou dans des patates pilées, comme Simon R l'a récemment écrit sur Strava). Les trottoirs les plus exposés au soleil, eux, se changent en slush brune.
On me demande souvent si je livre à pied ou si j'ai un véhicule. Évidemment il faut que je transporte mon stock jusqu'aux secteurs où je livre, mais je ne monte pas mes escaliers en camion. Je me stationne et je pars avec le courrier, les circulaires, les petits paquets qui entrent dans mes sacoches. Je livre les gros colis séparément ensuite en me stationnant devant les adresses l'une après l'autre.
Depuis mon deuxième Marathon P'tit Train du Nord (5 octobre 2025, temps officiel 2h55:08), j'ai couru 1511 km.
J'ai pris le temps et le soin de construire une augmentation de volume durable. Voici mes distances courues par semaine, en commençant avec celle du 6 octobre: 24, 52, 61, 68, 62, 76, 80, 81, 86, 87, 90, 98, 101, 102, 110, 110, 111, 112.
Depuis le 28 octobre il n'y a que quatre jours où je n'ai pas couru. Là dedans, j'ai passé six semaines complètes sans jour off. Blaise Dubois, un expert en prévention des blessures en course à pied, recommande de courir tous les jours. Un jour de repos, c'est courir un tout petit peu quand même, juste pour maintenir les connexions neuro-musculaires.
J'ai fait beaucoup d'intervalles courts pour cibler ma vitesse maximale aérobique (VMA) durant cet automne, et j'ai participé à trois courses de 5 km.
Après un cycle marathon, c'est ce qu'il faut faire. On récupère, on repart, et on travaille la vitesse de base. La performance marathon se construit à partir du plus court et plus rapide jusqu'au plus long et modéré.
En ce moment je suis dans la phase d'entraînement dit «spécial», celle qui suit la phase de base et qui précède la phase de spécifique. La phase de spécifique sera suivie par le taper (ou affûtage) qui conduit, s'il est bien exécuté, à un bond de forme et de repos optimal au jour J.
Je maintiens donc mon volume hebdomadaire, mais je le diminuerai un peu si je sens que je ne récupère pas suffisamment. Parce que j'augmente la proportion de mes kilomètres courus entre mes seuils ventilatoires (ou lactiques) 1 et 2. En phase de spécifique, je ferai le plus grand volume possible autour de mon allure marathon, sans dépasser 25 % du volume total.
Aussi, comme aujourd'hui, je me permets de ne pas courir du tout le lundi si je ne le sens pas. Hier pour ma longue du dimanche j'ai fait 29 km sur tapis au gym Econofitness: 20 km faciles, 6 km de seuil en continu, 3 km steady. Steady c'est plus rapide que dans la zone facile mais moins rapide qu'au seuil 1.
Je crois que dans des conditions météo correctes je pourrai faire 2h57 à mon deuxième marathon de Boston.
Pourquoi juste 2h57 si j'ai déjà fait 2h56 et 2h55 au P'tit Train du Nord? Parce que le parcours de Boston est beaucoup plus difficile. J'en parlerai bientôt dans la version longue.