jeudi 16 avril 2026

PRÉVISIONS

On peut avoir de l'expérience et avoir confiance, une préparation qui s'est parfaitement déroulée, la semaine du "taper" est la pire semaine d'un marathonien. Il faut récupérer au maximum sans rester inactif, on passe en revue tous les détails, et on essaie de se changer les idées mais, principalement, on attend. On attend et on a hâte.

Je ne suis absolument pas stressé par rapport à la performance, je suis certain que ça va super bien aller, mais je n'arrive pas à endiguer la fébrilité qui monte en moi depuis le début de la semaine comme une crue printannière. J'ai du mal à dormir aussi bien que je le voudrais, même si je maintiens la routine habituelle.

On est prêts pour le voyage. J'ai une brassée au lavage. Je vais sortir courir 8 ou 10 km, dernier jog avant le "shake out". Je vais aller me faire couper les cheveux. Véronique s'en vient me rejoindre en fin d'après-midi, on va se coucher tôt. Demain vendredi vers 4h30-5h du matin on sera dans la Communauto. On se gare à la station Anderson/Woburn, qui est à moins de 2 km de notre hôtel,  celui où j'ai logé l'an dernier, et on prend le train et le métro jusqu'à l'expo pour ramasser nos dossards et kits de participants.

Véronique court le Boston 5k samedi matin.

Et mon plan pour le marathon lundi? L'an dernier, j'ai fini avec une moyenne officielle de 4'18/km. Ma montre GPS m'a donné une moyenne de 4'15/km. Comme je l'ai dit dans le texte précédent, on se rallonge toujours sur un parcours par rapport à la distance officielle. Ma montre a calculé mon allure moyenne en estimant que j'ai couru 42,65 km au lieu de 42,2.

Cette fois, je crois que j'ai une moyenne GPS d'au moins 4'10 dans les jambes. Sur un parcours plat je tiendrais facilement du 4'06. C'est ce qui se dégage de mes dernières observations à l'entraînement.

Donc mon plan est le suivant. Je dois maintenir un NIVEAU D'EFFORT de 4'06. Dans la première partie du marathon, très descendante globalement, je peux me laisser rouler plus vite. Je suis très fort pour courir en descente sans me brûler les quadriceps. Les hanches en prennent un coup mais sont capables de tenir, je l'ai fait l'an passé et deux fois au P'tit Train du Nord. Je l'ai aussi pratiqué beaucoup au Jardin botanique.

Après, entre les km 10 à 25, je pense maintenir une moyenne prudente de 4'10/km. Je verrai, il faut toujours savoir s'adapter aux sensations et respecter son instinct.

Les km 25 à 33, c'est les Newton Hills, environ 3,3 km de montée pour un dénivelé positif total de 94 mètres, répartis en quatre côtes. Il ne faut pas trop forcer. On ralentit facilement d'au moins 30 secondes/km sur ces montées-là.

Si on exécute bien sa course jusqu'au sommet de la quatrième côte, la fameuse Heartbreak Hill, le reste c'est du gâteau. On prend le temps de se rétablir en se laissant descendre, puis c'est la poussée finale.

Je crois pouvoir courir les 5 à 7 derniers kilomètres à 4'05 ou même 4'00/km.

Dans tous les cas, à moins d'une erreur majeure de ma part ou d'un gros problème inattendu, je suis certain de battre mon temps de l'an dernier par quelques minutes.

La température s'annonce parfaite. Très frais, mais c'est ce qu'il faut pour une performance marathon optimale.